Description
Le tumulus et la chapelle saint Michel à Carnac
Surplombant Carnac, ce mystérieux tumulus néolithique domine les alignements de menhirs. Il héberge en son sommet une jolie chapelle typiquement bretonne dédiée à saint Michel.
Symbole de Carnac, et classé dès 1889, il n’a pas livré tous les secrets de sa construction. Et pourtant, il existe depuis presque 7000 ans !
Carnac, pays du néolithique
Carnac tient son nom du breton karn qui signifie « amas de pierres ». En effet on y dénombre 2900 menhirs (pierres levées) ainsi que d’autres constructions mégalithiques (grandes pierres). Avec les édifices avoisinants (à Locmariaquer, Erdeven, Quiberon, Arzon, etc. ), c’est la plus grande concentration mégalithique au monde.
Celle-ci a valu son inscription à l’UNESCO sous le nom de « Carnac et les rives du Morbihan ». Ces constructions datent d’une époque nommée néolithique (nouvel âge de pierre) située entre -10000 et -2200 av. J.-C. . Période faste et mystérieuse de l’évolution de l’humanité, Carnac en est l’épicentre, et le Tumulus Saint Michel, le fleuron.
Le tumulus saint Michel
Ce tumulus date de -4700 av. J-C. et fut en son temps le plus grand édifice de la planète. 2000 ans avant les pyramides, il accueillait déjà une tombe, dédiée à une seule personne. Celle-ci, de 5m² était recouverte de pierres et de terre pour la rendre étanche. L’ensemble représente 35000 m3 et mesure 125m de long et 28m de large. Situé sur un promontoire d’une trentaine de mètres, il mesure 10m de haut et domine Carnac.
Intégré dans le paysage pendant des millénaires, il n’est apparu que comme une éminence naturelle, et son importance ignorée. Mais en 1862, les membres de la Société polymathique du Morbihan soupçonnent sa fonction et obtiennent l’autorisation de le fouiller. Le chantier est confié à la famille Galles qui le perce en divers endroits pendant deux ans.
Ces travaux permettent de découvrir, via un puits, la sépulture d’un homme entouré d’objets précieux. Parmi ceux-ci, des haches polies en jadéite provenant des Alpes italiennes. De 1902 à 1907, les recherches reprennent, avec l’aide de mécènes américains, sous la houlette d’un archéologue, Zacharie Le Rouzic. Carnacois cultivé et passionné, il découvre d’autres caveaux contenant de nombreux objets à l’importance archéologique majeure. Ceux-ci sont exposés au Musée de la Préhistoire, dont il fût l’un des premiers directeurs.
La chapelle saint Michel
Le premier lieu de culte chrétien a vu le jour sur le tumulus vers le VIe. Celui-ci sera remplacé en 1660 par une chapelle dédiée à saint Cornély. Ce dernier, fuyant Rome, transforma les armées romaines qui le poursuivaient en menhirs. Aidé dans son périple par deux bœufs, il deviendra le saint protecteur du bétail ainsi que patron de Carnac.
Après une reconstruction en 1813, la chapelle est refaite en 1923 sous le vocable de saint Michel. Celle-ci a longtemps servi d’amer et de lieu de pèlerinage pour les femmes de marins.
Sur notre affiche
Nous avons représenté une vue telle qu’on pouvait avoir autrefois. Au premier plan on remarque l’imposant menhir de Kerluir. Également classé en 1889, c’est l’un des plus grands de la région avec ses 4,30m.
Autour de lui paissent les bœufs de saint Cornély, car c’est ici qu’avait lieu l’important pardon en son honneur. Celui-ci partait de la chapelle que l’on distingue au fond.
Voir la liste des sites mégalithiques ici.
Le site du Musée de la Préhistoire à Carnac
Nos autres affiches sur Carnac






























Avis
Il n’y a pas encore d’avis.